Paracha Nasso

La pureté de la fille du Roi

Une partie de notre Paracha s’intéresse aux lois propres de la femme soupçonnée d’adultère (Sota).

Elle devait apporter un Korban Min’ha au Beth Amikdach (le korban min’ha est une offrande végétale, en fine fleur de farine, arrosée d’huile et parsemée d’encens, pouvant être présentée sous forme de farine, de galette, de gruau, etc. Elle ne peut contenir ni miel ni levain) comme écrit : “Une oblation de souvenir, laquelle remémore l’offense”. (Bamidbar 5,15)

Quelle faute remémore le korban Min’ha ?

Nos sages nous expliquent (Réé chabbat 146 1-Rachi 45) : lorsque le serpent a séduit Hava pour qu’elle consomme du fruit de l’arbre de la connaissance, il s’est isolé avec elle et a laissé en elle une semence immonde comme il est écrit : “Le serpent m’a entraînée”(Béréchit 3,13) expression conjugale et d’isolement.
Donc, toute femme qui réitère la faute de Hava en s’isolant avec un étranger qui n’est pas son mari, remémore, réveille l’essence de la faute originelle, par cela elle fait planer sur elle la mort, car en fautant Hava a fait descendre sur elle ainsi que sur toutes les générations qui sortiront de ses entrailles : la mort.
Il est important de mettre en lumière que la faute de Hava n’a pas commencé directement par une Avéra. Au début c’était juste une conversation avec le serpent.
Il commença par lui poser la question à savoir si Achem leur avait interdit de consommer de tous les fruits du jardin, elle lui a répondu que seul l’arbre de la connaissance du bien et du mal leur était proscrit……

Cette discussion a créé un lien entre eux qui a entrainé le péché d’isolement.
C’est identique pour la Sota, elle marche dans les pas de Hava. Elle ne passe pas directement à l’adultère mais a d’abord une conversation avec cet étranger, une connexion va s’installer, elle amènera à un isolement et il y a de forte chance pour que cela finisse en infidélité.
Pour comprendre la grandeur des dommages catastrophiques occasionnés par ces “bavardages inutiles” regardons dans la Paracha Chémot (chapitre 2), lorsque Moché rabénou grandit, il surprit un “homme égyptien frapper un homme juif”.

Pour quelle raison le frappait-il ?
La raison est :
L’égyptien avait trouvé la femme de cet homme attirante, au milieu de la nuit il a fait sortir le juif pour qu’il aille travailler puisque c’était un esclave, pendants ce temps il a pris la place du mari et au petit matin au moment où l’esclave est rentré chez lui il s’est rendu compte dès la situation. L’égyptien le voyant a décidé de le faire mourir pour ne pas être dénoncé car c’était une abomination de coucher avec une juive pour l’Egypte, grâce à Moché qui le tua le juif fut épargné.
Cette femme s’appelait Chlomite fille de Divri. Ce n’est pas pour rien si le tortionnaire l’a regardée. Elle avait des mauvaise mœurs, elle avait l’habitude de beaucoup “bavarder”, de se promener dans les rues en demandant des nouvelles des uns et des autres. Sa tendance aux babillages avec n’importe quel homme entrainera ce racha à la désirer car elle été à ses yeux une femme facile. De cette union naitra un fils corrompu, il se rebellera contre Moché et finira lapidé.(fin de paracha Emor)

Par conséquent, toute femme d’Israël dont la sainteté et la pudeur sont essentielles à son cœur fera attention au plus haut niveau à ne pas avoir de bavardages superflus avec des hommes étranger. Même quand elle est obligée de discuter, elle pesera les mots qui sortiront de sa bouche pour ne pas en venir à parler pour rien et risquer d’entamer une conversation qui dépasserait les limites.
Une femme n’a pas besoin, ni la permission de demander des nouvelles d’un homme étranger et surtout de ne pas s’intéresser à sa situation ou ses passes temps. Il faut etre clair la dessus, une femme qui serait infidèle n’aura aucune possibilité de réparer son péché vis-à-vis de son mari.

Le roi Salomon que son mérite nous protège disait : “ Bruyante et désordonnée, ses pieds ne tiennent pas en place à la maison; tantôt dans la rue, tantôt sur les places, à chaque coin elle se met en avant”. (Michlé 7,11) celle-là est une femme de mauvaises mœurs.

Par contre la fille d’Israël est pure et pudique, le Roi David disait d’elle :”Toute resplendissante est la fille du roi dans son intérieur, sa robe est faite d’un tissu d’or.(Téhilim 45,14) cela veut dire que l’énergie d’une Bat Israël est l’intérieur de sa maison et tout l’extérieur n’est que futilité.
La maison est l’endroit le plus privé et personnel pour le mari, la femme et leurs précieux enfants, pour cette raison il ne faut pas laisser grande ouverte sa demeure à tous les passants. Au moment où le domicile devient un lieu public c’est le début des hostilités. Pour éviter cela tant que le mari est absent la femme ne fera entrer aucun homme étranger dans sa maison. En se comportant de la sorte les époux feront résider dans leur habitation la présence divine de façon permanente, jamais l’amour, la bonté la compréhension ne disparaitront de chez eux.

Rendons nous compte du niveau exceptionnel possible d’atteindre pour une femme gardant comme il faut sa pudeur et ses conversations étrangères grâce à l’exemple de la prophétesse Déborah :

Elle a mérité de faire partie des 7 prophétesses d’Israël, elle a été la dirigeante de tout le peuple à son époque, comme il est écrit : “Or Débora, une prophétesse, femme de Lappidoth, gouvernait Israël à cette époque. 5 Elle siégeait au pied du “Palmier de Déborah”( Choftim 4,4)
Pourtant Pinhass Ben Eliezer vivait à cette période, par la vertu de pudeur et de ces bonnes actions elle a reçu la prophétie et tous les gens de la génération venaient lui demander conseil.
Nos sages racontent : Barak le mari de Déborah était un homme simple et pas un érudit. Un jour sa femme lui a dit : “Viens je vais te confectionner des mèches de bougies, tu les prendras à la maison d’étude grâce à cela il pourra y avoir de la lumière et les gens continueront d’étudier la Torah et tu recevras par cette action une partie du salaire de l’étude ce qui te donnera droit au monde futur.
Il a écouté sa femme et fait ce qu’elle lui a proposé, alors le maître du monde qui examine les profondeurs de l’âme a vu que son intention était bonne et pure, il a décidé de lui rendre la pareille en diffusant la lumière de la prophétie pendant plusieurs années et son époux est devenu le chef des armées d’Israël lui aussi était donc mis en lumière.
Cette prophétesse extraordinaire était riche, belle, intelligente et cultivée. Mais elle était avant tout une femme vertueuse et pour ne pas risquer d’être considérée comme une Sota, elle ne recevait pas les hommes ni dans sa maison, ni dans un bureau ou une salle fermée. Elle recevait tous ses visiteurs dans son jardin au vu de tous sous un palmier pour être sûre de ne pas enfeindre l’interdit d’isolement avec un homme.

A cette époque un grand guerrier s’était levé contre Israël, il s’appelait Sissera il était le commandant en chef des armées de Yavine roi de Kénaane. Il s’était mis en tête de faire le siège de Jérusalem avec son énorme armée, ses 900 chars de fer et ses millions de combattants. Lorsque Déborah fut informé de la situation, elle fit appeler Barak il lui donna l’ordre par inspiration divine de rassembler 10 000 hommes armés dans les tribus de Naftali et Zévouloune pour partir au combat contre Sissera. Barak a bien compris qu’avec sa petite armée selon les lois de la nature, il n’avait aucune chance de remporter la bataille et de vaincre l’armée ennemie mais que par le mérite de cette vertueuse épouse Achem sortirait en guerre pour eux. Comme écrit dans le verset : “Barak lui répondit: “Si tu m’accompagnes, j’irai; sinon, je n’irai point.” Elle répliqua: “Certes, j’irai avec toi”.
(Choftim 4,8)

Déborah est allée sur le champ de bataille, par le mérite de sa pudeur, son abnégation pour les lois divines et son éloignement de la faute originelle, Achem a fait en sa faveur un grand miracle qui a semé la panique chez les adversaires du peuple juif entrainant la victoire du Am Israël.
“Barak poursuivit attelages et armée jusqu’à Harochet Haggoyim; et toute l’armée de Sissera tomba sous le tranchant du glaive, pas un seul n’échappa”.(Choftim 4,16)
A la fin de cette guerre Sissera fut tué lui aussi et nos sages nous disent qu’après cela il y eut la paix en Israël pendant 40 ans tellement les peuplades environnantes avaient peur du châtiment divin.

Comme il est ecrit dans le verset : “Ainsi périront tous tes ennemis, Seigneur, et tes amis rayonneront comme le soleil dans sa gloire. Le pays eut, depuis lors, quarante années de repos”.(Choftim 5,31)

Il est écrit dans le Midrach quand Achem créa la femme il lui dit : “soit pudique, soit pudique”. Pourquoi avoir besoin de répéter ? Nos sages nous expliquent qu’Achem voulait que la pudeur fasse partie de l’ADN de la femme, c’est pour cela qu’il a répété cet ordre afin que cela soit gravé dans l’intériorité de la femme.

C’est cela la force d’une femme qui observe scrupuleusement la pudeur et qui est complètement dévoueé à son époux.

Extrait tiré du livre : Imré Noam sefer Bamidbar Paracha Nasso Maamar 3
du Rav Yoram Mickaël Abargel Zal


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(Bamidbar 8,1-2)
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“Au moment où Akadoch Barouh Ouh a dit à Moché de mettre en

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